| Globalvoices, la voix des oubliés |
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| Écrit par Vanessa Bayon Vicente | ||||||
| Mercredi, 11 Février 2009 14:01 | ||||||
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Créé en 2004 grâce à la contribution de la faculté de droit de Harvard, le site Globalvoices est une association sans but lucratif de blogueurs du monde entier. En tout, ils sont quelques 150 traducteurs, auteurs, blogueurs-éditeurs des quatre coins du monde à gérer les sites déclinés en 18 langues. Les membres de Globalvoices sélectionnent, traduisent et diffusent des billets mis en ligne sur des blogs des pays peu entendus, les blogueurs provenant d'Amérique du Nord et et d'Europe de l'Ouest ne sont donc que rarement repris dans ce site. Les nouvelles sont choisies par les membres de Globalvoices en français. Chaque traducteur peut décider du billet qu'il veut traduire - toujours à partir de l'anglais - et placer sur le site. Une branche régionale de Globalvoices peut, par ailleurs, naître de la volonté de plusieurs traducteurs - s'il y en a assez. Une version indonésienne de Globalvoices va, par ailleurs, être bientôt lancée. Tous sont bénévoles, à l'exception de quelques éditeurs qui ne gagnent qu'une centaine d'euros par mois et qui, pour pouvoir subvenir à leurs besoins, se doivent d'avoir un "vrai" travail. Tout le monde peut, par ailleurs, devenir traducteur, encore faut-il avoir un niveau de langues suffisant. Si cela vous intéresse, complétez le formulaire de contact disponible sur le site. Pas de droits d'auteur Malgré qu'ils ne soient que trois à être payés dans la fondation Globalvoices, Claire Ulrich, responsable de la version française du site, explique: "Nous préparons des projets pour pouvoir rembourser les frais Internet des personnes qui travaillent bénévolement." Il faut, par ailleurs, savoir qu'aucune publicité ne pollue le site, les fonds nécessaires à payer les trois salariés proviennent de donations ou de bourses américaines. Ceux-ci vont dans une fondation à Amsterdam, seule coquille juridique habilitée à recevoir les fonds. Quant aux paiement d'éventuels droits d'auteur, Claire Ulrich précise: "À partir du moment où un blogueur met du contenu sur le net, c'est que cela peut-être vu par tout le monde. Le contenu peut donc être réutilisé. Nous ne produisons pas d'argent... Tout ce que nous voulons, c'est proposer aux internautes de découvrir la vie des pays dont on ne parle pas dans les médias traditionnels et faire en sorte que ceux qui n'ont pas accès à l'information puisse s'ouvrir sur le monde." Et si les médias se posent la question de la véracité de l'information se trouvant sur ces blogs, la responsable du site français rétorque: "Il y a eu une polémique durant la guerre de Gaza parce que Global Voices publiaient, à un moment où aucun journaliste n'était présent à Gaza (si l'on omet ceux d'Aljazeera et France 24), des témoignages de non-journalistes, et impossible à vérifier. La problématique de la véracité de l'information s'est alors posée. Mais, faut-il forcément avoir une carte de presse pour dire la vérité? Cela n'est-t-il pas une perversion du concept d'information?" Le pavé est lancé. Même si les éditeurs de contenu peuvent être source de grandes vérités, le journaliste se doit - déontologiquement parlant - de rester neutre en toutes circonstances. Cela veut-il dire pour autant que nous ne devons pas faire confiance aux contenus publiés par des blogueurs? Le recoupement des sources répondra sans doute à la question.
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